FAQ

Vous avez la FAQ en vidéo, et la FAQ écrite ci-dessous pour un aperçu des questions les plus fréquentes !

 

Quelles sont tes BDs qu’on peut se procurer ?

Actuellement (septembre 2017), Chronoctis Express est la seule BD pro que j’ai réalisée. Je faisais autrefois des one-shot dans mon ancien collectif amateur “Shinokami”, mais ils ne sont plus disponibles ^^

Où peut-on acheter tes BDs et illustrations ?

Le tome 1 de Chronoctis Express est disponible dans toutes les librairies de France et Belgique. Vous pouvez trouver mes illustrations durant les festivals de manga que je fais à travers la France. Japan Expo, Japan Touch, Dijon Saiten, Sugoi!, Animasia…etc… J’en fais pas mal donc vérifiez régulièrement la partie Evènements du site pour voir si je passe vers chez vous !

 

Quel est ton matériel pour dessiner et faire tes BDs ?

Alors, je suis une vraie dingue du digital : 100% de mon travail est fait sur numérique. Pour ça j’ai mon pc portable, ma tablette Cintiq 13hd de Wacom, et le logiciel Clip Studio Paint ! C’est sur ce logiciel que je fais illus et planches de bds.
Lorsque je crée mes Bds, je commence par écrire le scénario avec un éditeur de texte, je travaille les chapitres de façon globale par écrit, puis je fais le découpage, le crayonné, l’encrage et les dialogues sur Clip Studio Paint.
J’essaye de me mettre doucement au traditionnel, mais pour le moment c’est pas encore ça 😛

Quelles sont tes références en matière de BD ?

Mes Bds sont fortement influencées manga. Ayant découvert le manga avec Dragon Ball, ça a été une véritable révélation !
Et parce qu’on a toujours des auteurs qu’on admire et dont on s’inspire
pour s’améliorer, voici ceux qui me poussent à donner le meilleur de moi :

Naoki Urasawa : auteur de Billy Bat ; Pluto ; 20th Century Boys ; etc…
Pour sa capacité à maitriser la narration, le suspense à son paroxysme, les complots… et à faire un découpage digne des meilleurs films.
 
Yuki Midorikawa : auteur du Pacte des Yokai.
Pour la poésie qu’elle est capable de transmettre à travers sa mise en page, pour les émotions fortes, à la fois mélancoliques, apaisantes ou oppressantes… et ce toujours au travers des yeux du héros qui évolue au fur et à mesure de l’histoire.
Takehiko Inoue : auteur de Vagabond
Pour la beauté de ses planches, cette façon de retranscrire les pensées et émotions que ressent le héros au travers de l’apprentissage de la voie du sabre… et de la vie en général.
C’est extrêmement poignant, parfois dérangeant et violent… mais
l’auteur sait habilement détendre l’atmosphère de temps à autres avec un
humour très agréable ^^
 Hiromu Arakawa : auteur de Full Metal Alchemist
Pour son scénario complexe et bien ficelé, les retournements de situation… et surtout : ce travail qui a été fait sur tous les personnages secondaires, qui ont leur propre vie, leurs objectifs à eux, leurs intérêts… et qui donne à cette histoire une dimension réaliste et profonde.
 Sorata Akiduki : auteur de Shirayuki aux cheveux rouges
Bien qu’amatrice avant tout de shonen et de seinen, j’avoue avoir un penchant pour quelques shojo qui sortent du lot. Shirayuki en fait partie. Un mélange de douceur et d’aventure dans un univers médiéval où une jeune apprentie pharmacienne et un prince droit et conscient de ses responsabilités 
tentent de s’unir en réduisant les fossés sociaux qui les séparent.
Il y a beaucoup de subtilité dans la narration, les personnages sont charismatiques et on est loin des clichés habituels des shojos.La mise en page est bien pensée et beaucoup de soin est accordé aux tenues et aux décors. L’accent est mis sur la narration par la mise en scène, et non pas forcément par les dialogues… ce qui est extrêmement agréable. Je respecte énormément cette auteur et j’espère pouvoir faire des personnages aussi charismatiques, et des mises en scènes aussi bien pensées que les siennes.
 

Mitsuru adachi : auteur de Rough ; Touch ; H2 ; Katsu! ; etc…Cet auteur est le roi de la mise en scène soignée et de l’humour par le non-dit. On découvre la vraie nature des personnages dans leurs gestes, dans un regard, dans la réaction d’un autre… Je suis toujours très impressionnée par le talent de cet auteur et j’espère un jour savoir m’inspirer avec intelligence de sa façon si personnelle de raconter ^^

 

J’ai un scénario de BD et je cherche un dessinateur. Est-ce que tu serais intéressée ?

Malheureusement non : je travaille 100% de mon temps sur ma propre BD, je vais en avoir pour plusieurs années, et j’ai encore un gros paquet de scénarios qui me tiennent à cœur donc… voilà voilà 😀 Par contre si un bon dessinateur veut faire équipe avec moi pour une BD, moi au scénario et lui/elle au dessin je suis partante 😀

 

Est-ce que tu réalises des illustrations à la demande ?

Ma BD Chronoctis Express me prenant absolument tout mon temps, et ayant des délais serrés à tenir chaque semaine, je ne peux pas accorder de temps à l’illustration qui demande beaucoup d’investissement.
Je vous souhaite de trouver rapidement un autre artiste qui saura vous apporter entière satisfaction ! 
 

A quel âge tu as commencé à dessiner et à faire de la BD ?

Comme beaucoup d’auteurs, j’étais passionnée de créations d’histoire dès mon plus jeune âge. Dès que j’ai su écrire je me suis mise à écrire des histoires. J’étais également une mordue de Bande-dessinée, de jeux-vidéos, de romans et bien sûr de tous les dessin-animés qui passaient à la TV, ce qui nourrissait constamment mon envie de me lancer aussi dans la création de scénarios.

Jusqu’à l’âge de 11 ans, je créais surtout des contes et des nouvelles. J’aimais dessiner mais ça restait un loisir sympa.
A partir de 11 ans, j’ai commencé à dessiner pour illustrer les romans que j’écrivais. Je voulais devenir écrivain ou scénariste de jeux-vidéos ^^
Puis à l’âge de 13 ans : j’ai découvert les mangas grâce à Dragon Ball. Le choc ! Je venais de trouver mon support idéal de création. Là, j’ai commencé à dessiner plus régulièrement : je recopiais des photos, je dessinais mes camarades de classe et les objets autour de moi quand j’étais en cours pour m’entrainer (pas bien XD)

C’est à cet âge que j’ai décidé de devenir auteur de BD. A l’époque le manga était très mal vu par les adultes et les éditeurs, mais peu importe : une véritable passion se révélait et j’étais prête à affronter vents et marées pour atteindre mon objectif.

 A 14 ans, j’ai commencé à faire une BD de type manga. Je réalisais mes pages sans découpage, et sans encrer, sur des feuilles blanches A4. De 14 ans à 18 ans, j’ai ainsi réalisé plus de 600 pages tout en continuant à écrire des romans à côté.

A quel âge tu as commencé à sérieusement faire de la BD ?

Dès le début du lycée je me suis mise à dessiner de façon très régulière dans le but de passer pro, mais je ne progressais que très peu en dessin car je ne m’entrainais pas à faire des croquis d’observation. Donc mon niveau, bien que correct, n’était pas fantastique.
A 20 ans, en 2006, j’ai crée mon fanzine “Ookami” : un fanzine de BD sur l’imaginaire. D’autres membres m’ont rejointe. Et je peux dire que c’est vraiment là que j’ai commencé à comprendre que j’avais beaucoup, beaucoup de chemin à faire pour progresser, que ce soit en narration ou en dessin ! Faire des festivals, rencontrer des gens du milieu et partager mon expérience avec les autres membres du groupe a été extrêmement bénéfique, et j’ai commencé à me pencher plus sérieusement sur le dessin d’observation.
 
J’ai commencé à étudier la théorie du scénario à partir de 2012 (quand j’avais 26 ans), suite à de nombreuses discussions avec un éditeur formidable très expérimenté, qui m’a appris énormément de choses sur la fabrication d’une BD, et qui m’a poussé à mieux me mettre en valeur.
Là, mon niveau a énormément évolué en assez peu de temps.
J’ai commencé à beaucoup analyser le travail de mes mangakas préférés, et à tenter de reproduire des illustrations et des planches qui m’avaient marquée.
 

C’est comme ça que j’en suis à peu près à ce niveau maintenant. Il y a encore beaucoup de route à faire pour être un vétéran et j’ai fait beaucoup de détours, mais je suis heureuse de me rapprocher un peu plus de mon but chaque jour 😀

Tu n’as pas fait d’école d’art ?

Mon rêve c’était de faire l’école Emile Colh de Lyon, mais trop pauvre pour me payer une école privée, et trop pauvre pour me payer une école publique dans une grande ville loin de chez moi, j’ai renoncé et me suis retrouvée à tester les Lettres Modernes en fac, et une école d’architecture… en me disant que ça m’apprendrait déjà à maitriser l’écriture et le dessin de bâtiments.
Sauf que j’étais trop passionnée par la BD pour pouvoir me concentrer sur autre chose et je dépérissais. J’ai donc laissé tomber les études et pris un job alimentaire pour me focaliser uniquement sur mon fanzine et tenter de devenir pro en étant autodidacte.
A l’âge de 23 ans, j’ai appris qu’il y avait des écoles publiques de BD en Belgique. J’ai passé 1 an à travailler pour mettre le maximum d’argent de côté, et j’ai fait un emprunt à la banque pour y aller à 24 ans.
Je me suis inscrite à l’académie des Beaux arts de Tournai en me disant que j’apprendrai un sacré paquet de choses, que je ferai du concret… mais j’ai été très déçue par la qualité de l’enseignement donné sur la BD elle-même, et sur tous les cours qui n’avaient pas réellement de rapport avec la BD. Je n’ai rien appris pendant 1 an. Au contraire, on m’a tellement démolie sur mon travail qu’il m’a fallu plusieurs mois après avoir quitté l’école pour reprendre confiance en mes créations.
Je me suis aperçue que j’apprenais bien plus grâce au fanzinat, et sans me ruiner. J’avais pris l’habitude de m’organiser et d’être autonome…J’ai donc définitivement tiré un trait sur la scolarité à 25 ans avec la ferme intention de m’en sortir par moi-même.Jusqu’à l’âge de 28 ans j’ai bossé dans un fast-food pour rembourser mon emprunt, tout en faisant des BDs avec mon fanzine que je vendais en festivals.
Une fois l’emprunt remboursé, comme je commençais à avoir une petite communauté qui me suivait et que je gagnais un peu d’argent en donnant des cours de BD, j’ai arrêté mon boulot alimentaire et me suis mise en auto-entrepreneur pour tenter de vivre de mon art.
Petit à petit ça va de mieux en mieux et je ne désespère pas de pouvoir enfin avoir un salaire avec mon travail artistique, qui sait ? Peut-être avant fin 2017 (on croise les doigts ! o/)C’est mon expérience personnelle : pour d’autres l’école sera plus adaptée. Je ne crois pas qu’il y ait de mauvais choix, c’est vraiment selon notre façon de faire 😀 J’ai toujours été quelqu’un de très indépendant… Si j’avais fait une école de BD dès l’âge de 18 ans j’aurai eu un esprit beaucoup plus ouvert aux avantages et inconvénients de la scolarité… mais à 24 ans j’avais trop l’habitude de me gérer seule ^^
Donc prenez mon témoignage juste comme une anecdote et non comme une généralité 😀 Je pense que l’école et l’apprentissage en autodidacte ont tous deux des avantages et inconvénients. A chacun de choisir ce qui lui parait le mieux !

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